22 septembre 2021

Retour sur Renaturation urbaine

Le 20 septembre, la table ronde « Renaturation urbaine : comment restaurer des écosystèmes résilients » a été organisée par le lab recherche environnement dans le cadre du Festival Building Beyond de Leonard. La question de la relation au vivant, thématique de la première journée du festival, a été abordée à travers un focus sur la place de la nature en ville et un retour d’expérience issu du programme « recherche & solutions » du lab recherche environnement.

Un point bascule a désormais été atteint avec 30 % des espèces répertoriées qui sont menacées. Il en suit une stratégie nationale de la biodiversité, présentée début septembre, dont l’un des axes est la restauration d’écosystèmes résilients. La ville et le périurbain sont-ils des lieux permettant de restaurer les écosystèmes de manière durable et résiliante, malgré une présence de l’homme si prépondérante ? Les trois invités de la table ronde ont montré à travers leurs interventions qu’il est possible d’intégrer la nature en ville, la préserver et aller jusqu’à la réparer.

Selon Clément Willemin, architecte paysagiste urbaniste et fondateur de l’agence Wald, chacun de nous est un jardin et le paysage est une école de patience, de respect et d’humilité. Il est aussi la marque du respect que nous témoignons aux générations futures.
Il a interrogé l’idée de renaturation urbaine, qui conserve pour lui une dimension hédoniste, en proposant cinq thèmes inspirants et inspirés d’une pratique paysagiste :

  • La baignade, un enjeu majeur du Grand Paris,
  • Ces deux sujets qui sont désormais les nôtres, la biodiversité et le climat,
  • Les forêts urbaines,
  • L’école des bois.

Ces projets réinventent la relation à la nature en ville. Ambition qui peut être aussi poursuivie dans le périurbain, comme l’a illustré Anaël Mayeur, doctorant à AgroParisTech, en présentant ses travaux de thèse soutenus par le lab recherche environnement. L’action de remettre du végétal dans les espaces qui en sont dénués n’est pas anodin et il est nécessaire de comprendre la différence entre « verdir » et « végétaliser ». Son projet de thèse est centré sur cette question et cherche à adapter les pratiques de végétalisation pour répondre à la fois aux enjeux techniques de l’aménagement, mais aussi aux enjeux actuels de restauration de la biodiversité sur nos territoires. Son terrain d’expérimentation sont les bords de route où il cherche à identifier l’impact de l’utilisation de végétaux locaux et de différents mélanges semenciers sur le succès des opérations de revégétalisation, en lien avec le développement des filières de production semencières locales.

Consulter la présentation d’Anaël Mayeur

La recherche est une source d’innovation pour les entreprises du secteur du BTP comme Equo Vivo, marque de génie écologique de VINCI dirigée par Lionel D’Allard. Le génie écologique est une activité qui intègre l’ingénierie et les travaux en vue d’entretenir ou de reconstituer des milieux naturels ou bien de restaurer des milieux naturels dégradés. C’est un métier qui travaille avec le vivant et pour le vivant à travers trois catégories d’intervention : les continuités écologiques (trames bleues et trames vertes), les restaurations de milieux aquatiques (marais, tourbières, cours d’eau) et le génie végétal ou l’utilisation du végétal comme matériau de construction. Cinq exemples de projets ont illustré cet objectif de la marque de créer et restaurer une dynamique naturelle pérenne, notamment :

  • la restauration hydromorphologique de l’Yvette à St Rémy les Chevreuses,
  • la renaturation du lit de la berge rive gauche du Lignon,
  • les mesures Compensatoires de l’élargissement de l’A75 Clermon – Ferrand Est – Le Crest.

Consulter la présentation de Lionel D’Allard

 

Regarder le replay de la table ronde

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