Prise en compte des surchauffes et de la qualité de l’air intérieur dans l’analyse de cycle de vie des bâtiments
Contexte et enjeux :
Nous passons environ 80 % de notre temps à l’intérieur des bâtiments, qui constituent ainsi notre principal environnement de vie et doivent répondre à une exigence fondamentale : assurer le confort et la santé de leurs occupants. Cependant, dans un contexte de réchauffement climatique, cet enjeu devient de plus en plus critique. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, ainsi que la dégradation de la qualité de l’air intérieur, ont des conséquences sanitaires directes. En Europe, la surchauffe des bâtiments est responsable de milliers de décès, touchant particulièrement les personnes âgées, les jeunes enfants et les populations souffrant de pathologies cardio‑vasculaires.
Face à ces enjeux, l’adaptation des bâtiments repose aujourd’hui sur des outils d’écoconception tels que l’Analyse de Cycle de Vie (ACV), qui permet d’évaluer les impacts environnementaux d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie. Toutefois, ces outils n’intègrent ni la surchauffe des bâtiments ni la qualité de l’air intérieur. Ainsi, si les impacts environnementaux sont relativement bien quantifiés, les impacts sanitaires sur les occupants restent largement ignorés.
Objectifs et méthodes :
C’est précisément dans ce contexte que s’inscrivent les travaux de thèse d’Ahlam. L’objectif de sa recherche est de développer des modules de calcul et des facteurs de caractérisation mobilisables dès la phase de conception, puis de les intégrer directement dans l’ACV. Cette approche vise à permettre aux concepteurs de prendre en compte les effets sanitaires en amont des projets, afin de proposer des bâtiments à la fois durables, confortables et adaptés aux conditions climatiques futures.
CEEP
- À propos
- Chercheurs
