21 mai 2026
Grâce à l’intelligence artificielle, le pilotage énergétique des bâtiments franchit un cap
Face à la complexité croissante des bâtiments et à l’essor des systèmes énergétiques hybrides, l’intelligence artificielle devient un levier clé pour piloter la performance dans la durée. Analyse des données, arbitrage entre usages, intégration des contraintes économiques : loin d’un simple outil d’optimisation, elle transforme en profondeur les logiques d’exploitation et de création de valeur.
Pour aller plus loin
Chercheurs
Doctorant
Ecole des Mines Paris-PSL
CEEP
CEEP
Ingénieur de recherche
Ecole des Mines Paris-PSL
CEEP
CEEP
Projet
Optimiser la rénovation énergétique des bâtiments via l'utilisation de méta-modèles basés sur l’apprentissage automatique.
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Les bâtiments peuvent être conçus et exploités afin d’améliorer de manière radicale leur efficacité énergétique et réduire leurs impacts sur l’environnement.
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« La création de valeur ne repose plus uniquement sur l’acte de construire, mais se déplace vers la capacité à exploiter, piloter et maîtriser les bâtiments dans la durée », analyse Jean-Noël Galvan, directeur Nouvelle-Aquitaine chez ADIM Développement Immobilier (VINCI Construction). Dans un contexte de conception de plus en plus homogénéisée et de coûts maîtrisés, « l’enjeu se situe désormais aussi dans la maîtrise des charges d’exploitation », souligne-t-il.
Cette complexité de pilotage se retrouve aussi dans les systèmes CVC, désormais multi-technologiques.
On le comprend : dans ces systèmes désormais hybrides et multi-technologiques, la difficulté réside moins dans le choix des solutions que dans leur mise en cohérence et leur fonctionnement effectif.
« Lorsqu’on vise des niveaux de consommation très bas, le moindre dysfonctionnement dégrade immédiatement le bilan global », confirme Alexandre Fréchou, directeur Nouvelle-Aquitaine de VINCI Facilities. Ces dérives sont souvent diffuses : vannes fuyardes, auxiliaires mal pilotés, défauts de communication dans la GTB… Individuellement mineures, elles peuvent générer des surconsommations significatives si elles ne sont pas détectées rapidement.
« L’objectif est de s’appuyer sur ces données pour accélérer les phases d’étude et explorer un plus grand nombre de solutions », explique Ayoub Hannad, doctorant à l’École des Mines Paris PSL. Concrètement, ces approches permettent d’identifier plus rapidement des compromis entre coût, performance énergétique et impact environnemental, annonçant des démarches d’optimisation multi-critères à grande échelle.
« Si la donnée est dégradée, les services qui en dépendent le sont également », souligne Maxime Robillard, chercheur à l’Université de Bordeaux (laboratoire I2M).



