27 mai 2026
Confort thermique : la végétalisation des villes rafraîchit-elle aussi les logements ?
Dans les villes, la végétalisation des espaces publics s’impose comme un levier d’atténuation des effets d’îlots de chaleur urbains. Mais le parc bâti environnant en bénéficie-t-il ? En croisant les outils de simulation de l’École des Mines Paris-PSL et d’AgroParisTech, des chercheurs ont étudié l’influence de la végétalisation sur la température à l’intérieur des logements.
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Pour y répondre, les chercheurs ont mis en commun leurs compétences et leurs outils de simulation respectifs. À partir de données prospectives de Météo-France, ils ont d’abord modélisé le microclimat du quartier autour des immeubles, en testant plusieurs configurations de végétalisation, jusqu’à 50 % puis 100 %.
Premier constat : à l’extérieur, l’effet est bien réel. Dans les scénarios étudiés, la végétalisation permet de gagner environ 2°C sur la température de l’air.« D’un point de vue scientifique, on confirme bien que la végétalisation rafraîchit », souligne Patrick Stella. Le résultat est loin d’être anecdotique dans des secteurs urbains soumis aux îlots de chaleur : il confirme l’intérêt des arbres et des espaces plantés pour rendre l’espace public plus supportable lors des épisodes caniculaires. Dès lors que l’on passe du dehors au dedans, l’effet change toutefois d’échelle. À l’intérieur des logements, le gain n’est plus que d’environ 0,7 °C.
Pour réduire durablement l’empreinte énergétique du parc bâti et assurer un confort thermique optimal hiver comme été, la rénovation est un levier central.


